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Evolution de l’agriculture

Évolution de l’agriculture

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 Depuis le début du 20ème siècle à nos jours on est passé,

D’une agriculture d’auto indépendance. C’est-à-dire, un système de polyculture élevage où l’agriculteur s’auto suffisait dans un équilibre naturel et d’échanges, qui ne demandait pas d’ajouts, parce que la biodiversité du système et les savoirs acquis depuis des siècles permettaient un équilibre naturel ; Exemple : les animaux consommaient l’herbe et avec leurs excréments et leurs litières hivernales qu’on laissait fermenter, on apportait une fumure naturelle, dite le fumier. A cela s’ajoutait la rotation des cultures qui garantissait un équilibre bio dynamique des terres, où s’y ajoutaient des haies qui maintenaient une biodiversité en faune et flore. Les arbres avaient en plus l’avantage de posséder un important réseau de racines qui s’enfonçaient de plusieurs mètres dans les profondeurs du sous-sol, et permettaient d’aller rechercher dans ces profondeurs des éléments nutritifs et de les restituer en surface dans la terre dite arable. Ces grandes racines mettaient également en place un grand et profond réseau capillaire indispensable à la vie de la terre arable, ce qui l’enrichissait en éléments nutritifs pour les plantes. Ces grandes racines, font également fonction de drainages ou d’irrigations par capillarité suivant les besoins, elles permettent aussi un réchauffement thermique de la couche arable.

 

Vers des systèmes intensifs, voire hors sol. Utilisés pour les productions animales (volailles, bovins, porcs, etc.) et pour certaines cultures spécifiques (Fraises, tomates et de nombreuses autres) et vers la monoculture surtout dans notre département des Landes ; le maïs irrigué en monoculture demande beaucoup de produits chimiques pour endiguer les parasites et les maladies et en plus c’est une culture qui demande beaucoup d’eau.

 

A côté de cela il y a, toute timide, l’agriculture biologique. qui est très sollicitée par le consommateur. Elle remplace les produits chimiques par un système de biodiversité et de rotation des cultures. (On peut dire que c’est un retour de l’agriculture et des savoirs culturaux de nos ancêtres qui avaient mis des siècles et des siècles à se transmettre en les améliorant de générations en générations). Mais attention ! Contrairement à ce que certains laissent entendre (ces derniers sont surtout les fervents défenseurs de l’agriculture conventionnelle chimique) : L’agriculture biologique n’est pas du tout « ne rien faire », c’est à dire continuer de produire ou de cultiver avec les mêmes raisonnements que l’agriculture chimique conventionnelle. Non ! L’agriculture biologique n’est pas une copie de l’agriculture chimique où on supprimerait les engrais chimiques, les pesticides, les herbicides, les OGM, etc. Il est évident que si l’agriculture biologique était cela, les rendements deviendraient minables, voir dix fois inférieurs à ceux de l’agriculture conventionnelle chimique. C’est pourquoi, les détracteurs utilisent cette version pour expliquer de façon mensongère que l’agriculture biologique est incapable de nourrir le monde et qu’on ne peut pas se passer de l’agriculture chimique.

 

L’agriculture biologique est tout le contraire. C’est un système d’agriculture basé sur de grandes technologies qui ont un potentiel important en augmentation des rendements par rapport à cette agriculture chimique.

 

Pourquoi ?

Depuis la dernière guerre mondiale, toutes les recherches faites par les scientifiques, par les agronomes et par les chercheurs, et toutes les sélections animales et végétales, ont été conduites politiquement pour améliorer les rendements par l’utilisation de ces produits chimiques. Peut-être qu’à l’époque l’industrie qui était en plein développement dans les nouvelles banlieues des villes demandaient de la main d’œuvre et que c’était très simple de pomper cette main d’œuvre rurale, en la remplaçant par la monoculture, par le hors sol, et par la chimie. On ne peut pas dire que la recherche agronomique avait fait de gros efforts.

Ce qui s’est passé depuis 50 ans c’est que les vraies recherches agronomiques ont été abandonnées et ridiculisées, au profit de la chimie. On a perdu plus de 50 années de recherches agronomiques parce que, avec l’arrivée de l’énergie pétrolière, une nouvelle puissance économique qui venait de l’Amérique du Nord, s’est imposée en Europe et dans le monde : elle s’est construite avec ce qu’on appelle la pétrochimie. Et cette dernière qui est vite devenue une puissance financière et économique s’est (sans se montrer) incrustée dans les instances agricoles qui pouvaient avoir un grand rôle dans le développement de l’agriculture qui étaient en pleine effervescence du fait de l’arrivée du machinisme agricole. C’est ainsi que progressivement, cette pétrochimie a jeté ses pions dans les Chambres d’Agriculture, dans les coopératives agricoles, dans les écoles et lycées d’agriculture, avec toujours la même technique : « s’incruster dans les organismes de vulgarisation agricole de ces structures », pour orienter leurs conseils aux agriculteurs afin de vendre leurs produits issus de la pétrochimie. Ensuite dans les années 1980, ils se sont incrustés dans la gestion de la grande banque agricole, le Crédit Mutuel Agricole, quand il est passé du statut de coopérative du monde rural, à un statut mixte ou plutôt «bâtard» 50% coopératif, 50 % SA à capitaux anonymes. Évidemment, pour camoufler la réalité, ils ont aussitôt fait appeler cette banque «la banque verte».

 

Pourquoi cette pétrochimie s’est-elle camouflée dans la banque verte ?

Pour mieux maîtriser le développement agricole vers cette agriculture chimique, parce qu’ils savent que l’argent est le nerf du développement et de l’orientation de l’agriculture. Malgré qu’ils étaient présents et contrôlaient toutes les structures de développement agricole, il y avait dès ces années 1980 des fervents défenseurs d’une autre agriculture qui prenaient la parole et qui s’organisaient en mouvement, et qui démontraient qu’une agriculture était possible, c’était l’Agriculture Biologique. Ils ont compris dès ces années 1980, que l’Agriculture Biologique allait vite démontrer les incohérences et les limites de l’agriculture chimique, alors il fallait couper les vivres et l’accès à l’argent de la banque verte, à ces agriculteurs fervents d’une autre agriculture. Donc par des moyens quelque fois très pervers, ils ont obligé les agriculteurs, qui se dirigeaient vers une autre agriculture, a non seulement ne plus obtenir de prêts à court terme destinés à financer les avances aux cultures, mais également a les contraindre de façons irrégulières, de rembourser le solde de leurs prêts en cours. Ils sont allés dans ces mêmes années à faire démissionner, ou à ne pas être réélus, les membres du Conseil d’Administration des Caisses locales de Crédit agricole et des caisses régionales du Crédit Agricole, qui n’étaient pas dans la ligne agriculture chimique conventionnelle. J’ai même connu un président d’une grande caisse régionale française, qui ne voulant pas démissionner, s’est vu être mis par le Crédit Agricole en cessation de paiement puis en liquidation judiciaire pour le contraindre de démissionner contre sa volonté. Et tous les agriculteurs se sont tus de crainte de subir le même sort.

 

Concernant la Fédération SEPANSO Landes. Elle dit clairement que :

Si l’on veut que l’agriculture soit compatible avec notre environnement.

Si l’on veut diminuer les pollutions de notre planète.

– Et si l’on veut proposer une alimentation saine à nos enfants.

Alors le développement de l’agriculture doit être paysanne et doit respecter au maximum les cultures et les productions de proximité (c’est-à-dire si cela est possible, produire à proximité des consommateurs, évidemment que cela ne peut être généralisé à toutes les productions, le climat, la nature du terroir, en précisent les limites à respecter). C’est ce qu’on appelle l’agriculture biologique.

 

Sur l’initiative de France Nature Environnement. L’objectif du Grenelle de l’environnement a émis des objectifs agricoles qui sont d’atteindre que 20% des surfaces agricoles soient en bio certifié en 2020 ; Malheureusement cet objectif de 20% ne sera pas atteint en 2020, s’il y n’y a pas un sursaut de volonté politique. Et la SEPANSO doit compter sur vous tous, pour influer sur le politique. Il faut savoir que les quelques % de surface bio qui nous sont annoncés sont à corriger à la baisse, du fait que certains agriculteurs intensifs en culture chimique, déclarent quelques hectares en bio qu’ils laissent à la jachère imposée par la PAC.

 

Il faut comprendre les contrepouvoirs. Des contrepouvoirs ont été mis en place par le lobby de la pétrochimie, qui s’est construit une toile d’araignée bien structurée qui lui permet de contrôler à leurs avantages le développement de l’agriculture. Ainsi, ces lobby tiennent les agriculteurs, qui s’ils veulent travailler sont dépendants des contrats pour les avances aux cultures et des finances des investissements. Il faut savoir que pour financer son exploitation, (à moins d’être riche) l’agriculteur doit contracter un engagement avec l’organisme de collecte et l’organisme fournisseur des engrais et produits chimiques de traitement.

 

Comprenez bien : comment voulez-vous, que les agriculteurs se tournent vers l’agriculture bio ? Ils sont pris au piège : c’est la vie ou la mort de leur outil de travail. Et pourtant sachez que la majorité des agriculteurs sont favorables à une agriculture naturelle et bio.

 

 

En France et particulièrement dans le département des Landes : Le territoire agricole se répartie en 3 catégories de terres ou de forme d’exploitation :

les grandes cultures : céréales (principalement le maïs dans les landes) et cultures pour l’industrie (colza, tournesol, et surtout cultures de carottes dans les Landes) ;

les élevages : prairies naturelles pâturées et les prairies artificielles (foins, etc.), et diverses cultures pour l’alimentation des animaux. (le maïs ensilage, les légumineuses, féveroles, pois, seigle, sorgho, etc.). En fait concernant les élevages landais, mis à part la « Blonde d’Aquitaine » qui pâture, ils sont surtout consommateurs de maïs auxquels sont ajoutés des sojas importés.

Les cultures spécialisées : maraîchères, fruitières, vignobles, aromatiques. (qui sont consommables sans peu de transformations). En agriculture biologiques c’est cultures sont à développer dans le département des Landes, y compris en fruitières de kiwis qui en kiwis jaune ne compte qu’un seul producteur bio.

 

On trouve en plus depuis une quinzaine d’années un 4ème type d’espace agricole :

les terres agricoles abandonnées ; Ces espaces abandonnés sont de plus en plus nombreux surtout à proximité des bourgs où pourtant la SEPANSO souhaiterait qu’il y soit développé des productions alimentaires locales de proximité. En fait cet espace agricole, où la propriété foncière agricole est enviée par les spéculateurs. Du fait que le prix d’une terre agricole qui passe à l’urbanisation est juteux pour son propriétaire, voire très juteux, et surtout beaucoup plus juteux qu’une location à un jeune agriculteur. Ce qui fait que de nombreux propriétaires y compris des propriétaires exploitants, à la fin de l’activité lié à une retraite, préfèrent laisser à l’abandon leurs terres, au lieu de les louer à de jeunes agriculteurs qui eux sont en vain à la recherche pour s’installer (Notamment des chômeurs qui choisissent ce métier et ce retour à la nature). Ces propriétaires laissent leurs terres en friches pendant des années avec l’espoir de convaincre les politiques pour qu’elles entrent dans les futures zones urbanisables. Ensuite ils justifient avec l’aval des élus qu’elles sont en friches parce qu’elles sont de mauvaises qualités agronomiques.

 

Que peut faire la SEPANSO 40 pour que dans le département des Landes l’agriculture soit plus compatible avec notre environnement, pour diminuer les pollutions et proposer une alimentation saine à nos enfants ?

 

La SEPANSO 40 a décidé d’influer sur les leviers départementaux. Où sont et quels sont ces leviers ? Il y en a plusieurs :

Le dernier né est la « Commission Départementale de Contrôle des Espaces Agricole » dite la « CDCEA ». Elle a été créée par le Grenelle de l’Environnement et a été mise en place par le Préfet des Landes depuis le début de l’année 2012. Son rôle est de contrôler et veiller à une meilleure gestion des emprises d’espaces agricoles, par l’urbanisation La SEPANSO Landes y est représentée par un membre avec une voix délibérative.

Depuis les années 1970, il y a la « Commission des Structures ». Son rôle est de contrôler (refuser ou autoriser) tous les mouvements de surface agricole qu’ils soient locatifs ou propriété. C’est cette organisme qui donne le droit ou non d’exploiter, par agrandissement et ou par installation, une terre agricole nouvellement libre d’exploitation. Elle est aussi présidée par le Préfet des Landes, mais elle est majoritairement composée de représentants des syndicats agricoles favorables à l’agriculture chimique conventionnelle qui favorisent principalement les agrandissements au dépend de jeunes qui veulent s’installer en agriculture biologique. La SEPANSO 40, demande à obtenir un siège pour y installer un de ses membres avec voix délibérative. C’est en attente.

Un troisième levier existe : c’est le « Comité Technique SAFER » qui lui contrôle toutes les transactions de terres et de propriétés agricoles. À chaque fois qu’un notaire est saisi d’une transaction foncière il est obligé d’en informer la SAFER qui a 2 mois pour exercer son « droit de préemption » et se substituer à l’acheteur. C’est le comité technique qui décide de cette préemption ou non. Ensuite si préemption a eu lieu, la SAFER fait appel public aux candidats acheteur de cette terre ou propriété, puis c’est encore le Comité Technique qui décide d’en choisir le ou les acheteurs. La SAFER peut aussi acheter librement à des propriétaires vendeurs, et c’est encore ce Comité Technique qui en décide. La SEPANSO 40, demande également à obtenir un siège pour y installer un de ses membres avec voix délibérative. C’est en attente.

 

Conclusions

C’est très dommageable que la SEPANSO Landes, ne soit pas représentée dans toutes ces structures qui sont des leviers qui ont des effets réels sur l’avenir de l’agriculture dans le département des Landes. Si on regarde la situation, la SEPANSO 40 est représentée à la CDCEA, après un an et demi d’activité de cette commission que constatons-nous ? : Les décisions sont toutes prises par vote à main levée. 75 à 80% des votes le vote du représentant de la SÉPANSO Landes est en accord avec les différents représentants des syndicats agricoles et de la Chambre d’Agriculture qui y siègent, et ils ont besoins du vote du représentant de la SÉPANSO Landes pour s’opposer à leurs opposants qui ne seront pas cités ici.

Donc je pose une question à tous les représentants des syndicats agricoles des Landes, qu’attendent t’ils pour nous accepter à la Commission des Structures, et au Comité technique SAFER ? La SEPANSO ne s’oppose pas à tout, elle est ouverte au dialogue favorable à une agriculture humaine.

 

A propos de arossard

arossard@sepanso40.fr