Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!

Quel avenir pour l’agriculture bio

Une politique agricole totalement déséquilibrée qui finance l’agriculture conventionnelle et défavorise l’agriculture biologique.

La PAC (Politique Agricole Commune) est le cadre principal dans lequel s’inscrit toute politique agricole en Europe, donc y compris de tous les pays membres de l’Union Européenne. Initialement cette politique agricole était destinée :

– à assurer le développement rationnel de la production agricole,

– à assurer un niveau de vie équitable à la population agricole,

– à stabiliser les marchés, qui à l’époque étaient beaucoup trop fluctuants,

– à garantir la sécurité des approvisionnements pour l’alimentation des consommateurs européens,

– et à assurer des prix raisonnables aux consommateurs européens.

Ensuite des objectifs complémentaires y ont été ajoutés :

– la protection de l’environnement,

– la cohésion sociale et territoriale,

– la salubrité des aliments,

– et le bien être animal.

Par la suite, sous la pression politique des USA, la PAC a été contrainte de se soumettre aux règles et aux directives de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce).

 

Cette PAC avait été mise en place en 1962 et s’était appuyée jusqu’en 1992 sur un système de soutien aux marchés.

C’est à dire des prix garantis et des  aides à l’exportation, ce qui se traduisait par les systèmes suivants :

Les prix garantis : Un système d’alerte avait été mis en place par la PAC qui fonctionnait comme suit : Concernant chacun des différents produits agricoles, (viandes, lait, beurre, céréales, etc. …), en fonction des coûts de productions plus les rémunérations des producteurs, il était fixé un prix seuil avec un prix minimum qui déclenchait des mesures spécifiques d’intervention sur les prix afin de stopper la baisse des prix. Cette intervention s’exerçait sous la forme d’un retrait du marché des quantités qui dépassaient la capacité d’absorption à l’échelle du marché Européen. En fait un prix plancher d’intervention était fixé par la PAC et c’était l’Union Européenne qui achetait sur le marché à ce prix d’intervention, ces produits agricoles ou alimentaires, pour les en retirer en les stockant. Ce système avait plus ou moins bien fonctionné avec des améliorations jusqu’en 1992.

– Les aides à l’exportation : Ces produits agricoles et alimentaires mis en stock, étaient soit :

A) remis partiellement sur le marché européen, si les prix venaient à s’envoler du fait d’une offre trop inférieure à la demande.

B) soit expédiés sous la forme de DONS dans les régions du tiers monde où les populations étaient sous alimentées, (principalement dans certains pays d’Afrique), le financement de ces dons de nourriture, et des frais de stockage et de logistique transport en était financés par l’Union Européenne.

C) Une grande partie de ces stocks étaient vendus sur le marché international à l’exportation, mais les cours mondiaux qui y étaient pratiqués étant très inférieurs à ceux pratiqués dans l’Union Européenne, la différence plus les frais d’exports et de transports était financée par la PAC.

D) Puis sous l’impulsion vers 1980, d’un artiste M. Colucci dit Coluche une autre partie de ces stocks avait été distribuée gratuitement aux associations humanitaires de l’Europe dans l’objectif d’aider les personnes et familles vivant à l’intérieur de l’union européenne qui sont les plus démunies et qui ne peuvent plus se nourrir sur le marché.

Ce système de la PAC avait plus ou moins bien fonctionné après les multiples adaptations et améliorations, apportées de 1962 à 1992. Mais ce système coûtait très cher aux finances de l’Union Européenne, surtout qu’en plus, il avait fallu pour ce stockage investir et financer des moyens de stockages dont la plupart étaient inexistants, surtout pour les produits frais ou transformés qui demandaient des investissements lourds en chambres froides positives et négatives où s’y ajoutaient des frais de fonctionnement et d’énergies. Alors à partir de 1992, la PAC sous la pression politique de l’OMC. Et principalement à l’initiative des USA qui considérait et fustigeait que ce système de la « PAC avant 1992» était une distorsion de concurrence de l’Europe sur les marchés mondiaux où les USA voulaient eux aussi s’implanter. Les « USA » refusaient que les prix de vente des produits agricoles et alimentaires, vendus à l’international, soient subventionnés, d’après eux, illégalement par la PAC. Pour mettre fin aux contentieux avec les USA cet ancien système fut totalement abrogé en 1992, et pour être compétitive sur les marchés alimentaires mondiaux, l’Union Européenne décide que le prix des produits agricoles et alimentaires seront en Europe également fixés par les marchés mondiaux. Et en contre partie, vu que ces prix mondiaux sont très inférieurs aux coûts de revient de production agricole et alimentaire européen, la « PAC » décide de mettre en place un système d’aides directes aux agriculteurs sous la forme de subventions à fonds perdus.

Ce nouveau système PAC se compose de 2 piliers :

Le premier consiste en des subventions directes aux agriculteurs, qui ont pour objectifs de compenser le manque à gagner des agriculteurs en vendant leurs productions aux prix mondiaux, donc à un prix très inférieur à leurs coûts de revient pour les produire en Europe.

Le second dont l’enveloppe est dix fois inférieure à celle du premier pilier, consiste à financer par des subventions d’autres actions : aide à l’installation de jeunes agriculteurs ;

aide au développement de l’agriculture dans les zones défavorisées ;aide à la protection de l’environnement.

Vous pouvez constater que l’Agriculture Conventionnelle est davantage subventionnée, et ce manque de subvention pour l’agriculture biologique est encore plus accentué par un second système de la PAC qui consiste à subventionner encore plus amplement les cultures irriguées que les cultures sèches, ce qui a pour conséquence de favoriser par de fortes subventions les cultures du maïs au dépend de la rotation des cultures et de l’implantation de légumineuses qui sont des cultures plus protectrices de notre environnement, très pratiquées en agriculture biologique.

En conséquences les exploitations agricoles certifiées en agriculture biologique reçoivent jusqu’à 50% d’aides PAC en moins que les mêmes exploitations conduites en agriculture conventionnelle. Ces écarts considérables, au détriment des agriculteurs biologiques, peuvent à eux seuls expliquer une bonne part du différentiel de prix entre les aliments bio et les aliments conventionnels.

Ces écarts, liés à une politique agricole de la PAC, dont les systèmes d’aides aux agriculteurs défavorisent les agriculteurs bio, expliquent à eux seuls que, si l’agriculture biologique était financée de façon égalitaire à l’agriculture conventionnelle, les prix des aliments bio ne coûteraient pas plus chers aux consommateurs européens que les aliments conventionnels. Pourtant il y a encore de nombreux autres facteurs qui déterminent défavorablement les prix des aliments bio, ce sont des coûts de production et de commercialisation qui sont liés non pas à un coût de revient directement supérieur. Mais il faut analyser qu’à production égale, une exploitation agricole utilisant des machines modernes et performantes paye considérablement moins de charges qu’une même exploitation agricole utilisant de la main d’œuvre humaine. C’est facile de comprendre qu’un système d’exploitation agricole représentant que quelques pourcentages des surfaces agricoles comme c’est le cas de l’agriculture biologique, ne peut pas investir dans de telles machines pour améliorer sa rentabilité. De ce fait l’agriculture biologique est fortement défavorisée. Par ailleurs, les filières biologiques étant encore en construction, des surcoûts inévitables s’y observent, autant au niveau de la collecte et de la transformation des produits, qu’au niveau de la distribution. Par exemple il faut bien comprendre : Qu’il est plus coûteux de collecter du lait BIO lorsque uniquement un éleveur sur 10 (voire parfois sur 50) respecte ce mode de production certifié bio. Et qu’il est plus coûteux pour une coopérative d’organiser le stockage séparé d’une petite proportion de céréales biologiques que de gérer en bio l’ensemble des récoltes stockées. Ces surcoûts diminueront chaque fois que la proportion de produits biologiques augmentera significativement. Ces surcoûts disparaîtront définitivement quant la totalité des agriculteurs au niveau d’une région seront convertis en agriculture biologique certifiée.

Parlons aussi du financement caché des pollutions sur l’environnement provenant de l’agriculture conventionnelle. Par exemple le coût des traitements pour que le consommateur ait au robinet de l’eau potable. Ces coûts environnementaux causés par l’agriculture conventionnelle ne sont pas payés par les agriculteurs pollueurs, mais supportés par les collectivités c’est à dire par les impôts des consommateurs. Ces coûts évalués dans un rapport du Commissariat général au développement durable (CGDD), qui a été publié fin décembre 2011, conclut que sur les aires d’alimentation de captage d’eau potable dont une grande partie du territoire agricole est en agriculture conventionnelle, le coût du traitement de l’eau lié aux pollutions agricoles est compris entre 800 et 2400€ par hectare agricole conventionnelle. La preuve est faite que si les coûts indirects liés à la pollution par les engrais, pesticides, fongicides, désherbants chimiques, et “racourcisseurs de paille”, étaient intégrés au prix des denrées alimentaires, ce seraient alors les produits BIO qui seraient les moins chers. Et ces coûts sont énormes, les gestionnaires de l’eau le savent. Et ils savent qu’ils ne peuvent éliminer à 100% les engrais, et autres produits chimiques, (malgré les traitements il en reste toujours un peu), ce qui est aussi un problème de santé publique qui lui aussi a un coût indirect.

Par exemple, dans la région de Munich en Allemagne. Confrontée, à la fin des années 1980, à une augmentation régulière du taux de nitrates dans l’eau de la ville, la municipalité de Munich a décidé en 1991 de faire convertir à l’agriculture biologique la totalité des surfaces agricoles situées dans le périmètre de captage, soit 2250 hectares, dans la vallée en amont du Mangfall. Pour y parvenir et convaincre à la conversion bio les agriculteurs locaux, la municipalité a apporté une aide spécifique aux agriculteurs, en y ajoutant un accompagnement technique et commercial. Le résultat de ce choix politique est doublé ; D’une part les teneurs de l’eau en nitrates et en produits chimiques ont très considérablement baissé, ce qui a permis d’énormes économies en traitement de l’eau de la ville. En effet le coût des aides apportées aux agriculteurs convertis au bio s’élève à moins d’un centime d’euro le mètre cube d’eau alors que la dénitrification de l’eau courante en France est estimée entre 16 et 28 centimes d’euros le mètre cube. C’est encore des économies grâce à l’agriculture biologique.

Sachez aussi que la valeur nutritive d’un aliment n’est pas proportionnelle au poids. Par exemple, un steak certifié biologique coûte en moyenne dans le système actuel, 20% plus cher qu’un steak conventionnel du même poids, mais il apporte 20% de nutriments en plus. Vous pouvez constater, qu’en réalité il revient au même prix pour le consommateur. Si 1 kilo de tomates biologiques permet de rassasier mieux que 1,5 kilo de tomates conventionnelles, les tomates bio sont meilleur marché même avec un prix apparent plus élevé.

En fait des analyses sérieuses ont été faites et elles font ressortir qu’en moyenne, concernant les analyses contradictoires faites sur, des fruits frais, des légumes frais, et des produits animaux, font ressortir que les produits issus de l’agriculture biologique contiennent trois fois moins d’eau que ceux issus de l’agriculture conventionnelle. Ces mêmes analyses avec d’autres analyses spécifiques démontrent que les nutriments et vitamines sont en plus grand nombre par rapport à la matière sèche d’un aliment biologique que d’un aliment conventionnelle.

EN CONCLUSION

En réalité dans l’assiette des consommateurs, une alimentation issue de l’Agriculture Biologique ne coûte pas plus cher, (voire qu’elle revient moins cher) qu’une alimentation issue de l’Agriculture conventionnelle chimique.

Le prix actuel qui en est plus élevé pour l’alimentation biologique n’est le résultat que d’handicaps artificiels défavorables et souvent mis en place politiquement.

La PAC a, depuis 1962 et encore plus encore depuis 1992, subventionné plus amplement une agriculture qui produit des aliments gorgés d’eau et de mauvaise qualité nutritive, une agriculture qui, plus est, cause des dégâts sur notre environnement au détriment de l’agriculture biologique

Quels sont les répercutions de cette politique européenne dans notre département des Landes ? Elle a principalement incité les agriculteurs à produire des cultures qui sont les plus subventionnées par la PAC, et donc les plus rentables du fait de ces subventions. En l’occurrence pour bénéficier chaque année et le plus amplement possible de cette manne financière artificielle, les agriculteurs landais se sont tournés vers la monoculture du maïs grain irrigué, ce qui a d’énormes conséquences parfois dramatiques ; Cette culture de maïs pratiquée en monoculture ne peut l’être qu’avec d’énormes apports de nitrates, ce qui fait que contrairement à une agriculture biologique, que tous les ingrédients sont cumulés dans ce système cultural pour fragiliser la plante. Ce qui fait que cette plante demande de grosses protections contre les maladies et les ennemies de cette monoculture qui y trouvent un terrain favorable pour se développer. Donc en compensation les maïsiculteurs pour protéger leur monoculture sont obligés de lui apporter de grosses quantités de désherbants de pesticides, de fongicides chimiques, et autres produits chimiques, pour protéger cette culture.

Il faut savoir aussi, que pratiquer une monoculture en répétition sur une même terre, y favorise l’émergence de plantes concurrentielles aux plantes maïs, qui y trouvent un terrain favorable à leur développement et qui d’années en années développent des systèmes génétiques naturels pour s’adapter et résister aux désherbants chimiques et ainsi font que d’années en années de nouveaux désherbants encore plus toxiques et dangereux pour l’environnement sont ajoutés à ces désherbants pour lutter contre ces envahisseurs du maïs.

A cela y est ajouté de l’eau pompée en grosse quantité dans les nappes souterraines. De l’eau qui lui est aspergée sans compter sur les parties aériennes de la plante, ce qui favorise encore plus le développement des maladies de la plante, voir de nouvelles maladies. Ce système d’irrigation peu économique, qui est très consommateur d’eau dont la plus grosse partie n’est pas utilisée par les plantes, est un prélèvement d’eaux souterraines dont les réserves sont limitées, et dont la disponibilité est en concurrence avec d’autres utilisateurs de cette ressource vitale et précieuse pour la vie de tous et dont en période estivale et de sécheresse, elle devient manquante : C’est alors que le Préfet est interpellé pour prendre des décisions de restriction.

Le comble de ce système, c’est que tous les ingrédients favorables pour la pollution des eaux souterraines sont cumulés dans les Landes: le sol étant particulièrement perméable, cette eau d’irrigation s’y infiltre rapidement en entraînant avec elle, les nitrates non utilisés par la plante et les produits chimiques très toxiques des désherbants, des pesticides, des fongicides. Tous ces intrus vont aller poser de graves problèmes dans les eaux et les nappes souterraines des stations de pompages, ce qui coûte très cher aux contribuables et nuit aux consommateurs, car même si cette eau est dépolluée, elle ne peut l’être à 100%, et on n’en connaît pas ou on ne veut pas en connaître les incidences sur la santé.

Pour être reconnue une eau potable, l’Union Européenne a défini des quantités maximums en matières polluantes à ne pas dépasser, mais d’une part : les ingénieurs des grandes firmes de la pétrochimie ont directement et ou indirectement influé pour que ces seuils ne soient pas trop bas, et d’autre part : certaines substances dont la toxicité ou l’existence n’a pas été prise en compte, n’ont pas été inclues dans les substances, à rechercher dans les analyses précitées.

Ces subventions que viennent chercher les agriculteurs landais, ont d’autres conséquences qui sont invisiblesC’est la pression financière sur le foncier agricole. En fait ces subventions européennes qui attirent les agriculteurs vers cette monoculture les incitent à vouloir toujours augmenter le volume de l’enveloppe de cette subvention, qui est devenue très attrayante pour une culture très mécanisée et peu demandeuse de travailleurs. Ainsi ils veulent acquérir plus de surfaces agricoles pour augmenter leur volume de subvention reçue et améliorer la rentabilité de leurs mécanisations. Ainsi ils vont acheter toutes les terres qui deviennent disponibles. Ce qui a pour conséquence de faire augmenter le prix des terres agricoles. Depuis dix ans les prix du foncier agricole à été multiplié par 10! Il faut savoir que les prix à l’hectares des terres agricoles étaient si faibles en 1992, (lors de la mise en place par la PAC des subventions directes aux agriculteurs en fonction de la surface pour compenser un prix à la baisse de leur récolte inférieur au coût de revient), qu’il était très rentable pour un agriculteur maïsiculteur d’acheter du foncier en propriété, puisque à l’époque les remboursements des mensualités bancaires liées à l’emprunt pour acheter ces terres agricoles étaient très inférieures aux subventions complémentaires qu’ils bénéficiaient de l’Europe grâce à l’achat de ces terres.

Conséquences de ces subventions. Les prix de la terre agricole a très considérablement augmenté (il est passé d’environ 5 à 6000 francs en 1992, à plus de 10 000 €uros en 2013, (voire plus pour des terrains très demandés). A chaque fois qu’il y a un agriculteur qui prend sa retraite, son exploitation agricole qui pourrait être très intéressante pour un jeune agriculteur qui veut s’installer en agriculture biologique, est divisée en lots et les maïsiculteurs se partagent les terres, tandis que les bâtiments sont vendus à prix fort aux citadins qui veulent vivre à la campagne ou à des touristes aisés qui recherchent une maison secondaire pour venir y passer des vacances en famille. Pourtant il y a de nombreux jeunes (hommes et filles) qui sont à la recherche de terres agricoles pour devenir agriculteurs ou agricultrices en bio, mais ils se heurtent à plusieurs obstacles pour acquérir ces terres : Ils sont peu fortunés donc le prix d’acquisition est un frein, mais à cela s’ajoute un environnement politico-agricole, très défavorable. D’abord l’obtention d’un emprunt pour financer leur projet, c’est un combat perdu d’avance, le Crédit Mutuel Agricole comme les autres banques ne leurs font pas confiance. Et même ce premier obstacle du financement franchi, il en reste deux autres aussi sélectifs :

1 – Obtenir l’autorisation d’exploiter ces terres agricoles qui se demande à la Commission Départementales des Structures Agricoles gérée à la DDTM (direction départementale des territoires et de la mer) à Mont de Marsan, par des représentants agricoles du département peu ouverts à cette intrusion dans leur profession de ces jeunes qui parlent d’une autre agriculture et surtout qui sont présents pour protéger leur profession, c’est à dire les agriculteurs installés qui veulent s’agrandir. Supposant que cette première étape sont passée positivement, (ce qui a très peu de chance de se réaliser), ils achètent cette ferme ou ces terre agricole et signent avec le vendeur un compromis d’achat chez un notaire, il reste encore une étape difficile à franchir ;

2 – le droit de préemption de la SAFER à qui le notaire doit soumettre cette vente. La SAFER a alors à partir du jour où le notaire lui a transmis cette vente pour décider de préemption ou de pas, c’est à dire de se substituer à l’acheteur que vous êtes. Cette décision de la SAFER est prise par une commission SAFER dite « Comité Technique » qui se réunit tous les mois et où se retrouvent encore des gens peu favorables à une agriculture biologique. En fait si des agriculteurs voisins veulent s’agrandir et sont intéressés par cette terre ou une partie de cette terre le « Comité Technique » va décider de mettre en œuvre son droit de préemption. Ensuite la SAFER fera un appel d’offre public, pour que les candidats à ces terres se fassent connaître, et c’est encore le Comité Technique qui va décider du ou des bénéficiaires de l’attribution de ces terres agricoles.

Evidemment dans le département des Landes, il n’y a pas que de la maïsiculture, et surtout dans le Sud Ouest du Département, dans la Chalosse une région où le paysage est vallonné et où la terre y est plus forte, donc plus propice à l’élevage, les agriculteurs locaux y ont développé l’élevage de volailles et particulièrement l’élevage du canard avec le gavage et la production d’un produit souvent labellisé qui est le foie gras. Bien sûr ces exploitations d’élevages sont plus porteuses de création de postes de travail et plus à taille humaine. D’ailleurs elles sont complémentaires de la maïsiculture puisque l’aliment de base de ces animaux est le maïs. Ces exploitations d’élevage qui disposent d’assez de surfaces agricoles cultivent du maïs sur les parcelles qui ne servent pas de parcs aux canards.

On pourrait penser que ces exploitations sont proches de l’agriculture biologique !

Et bien non ! Pourquoi ?

– Le mode de gavage qui est pratiqué dans ces élevages est interdit dans le cahier des charges de l’Agriculture Biologique. Les animaux sont mis en cage, bloqués 24h sur 24h, par quatre canards dans un espace réduit pour ne pas pouvoir se tourner, et ce pendant trois semaines maximum, avec seulement de l’eau à disposition, ils n’ont pas accès à la nourriture, et ils sont nourris 2 fois par jour, par une méthode violente appelée gavage qui n’est autre qu’une perfusion directe dans le jabot avec un appareil qui leur injecte une dose d’aliment concentré en quantité forcée pour que le foie en devienne si malade qu’il s’engorge et grossit anormalement, ce qui mène l’animal à une mort inévitable s’il n’était pas abattu avant.

– Le mode d’élevage est également dans la majorité des élevages prescrit par le cahier des charges de l’Agriculture Biologique. Il n’y a pas respect des modes d’élevages imposés par l’agriculture bio, les animaux sont parqués sur des surfaces trop réduites.

– Le mode d’alimentation ne respecte pas le cahier des charges de l’agriculture biologique, qui impose à ce qu’un certain pourcentage des aliments proviennent directement de cultures de l’exploitation agricole, et que ces récoltes soient cultivées et reconnues en agriculture biologique contrôlée et certifiée par un organisme agréé. Les canards sont nourris avec du maïs qui est complété par une plante ou graine protéagineuse pour compléter le maïs carencé. On pourrait penser que sur certains élevages landais cultivateurs de surfaces de maïs grain, respectent cette clause du cahier des charges, et bien même pas ! Pourquoi ?: A la récolte du grain de maïs, cette récolte est trop humide pour être conservée directement à la ferme, elle doit être très rapidement transportée chez un professionnel du séchage et du stockage des céréales, des entreprises coopératives ou privées dites collecteurs qui reçoivent dans une fosse commune tous les maïs des agriculteurs avoisinants, qui y déversent les uns après les autres leurs récoltes venant des champs. Ensuite tous ces maïs mélangés sont transportés par convoyeurs vers le séchoir qui ramène la récolte à un taux d’humidité inférieur à 15%, puis ensuite ces maïs secs sont dirigés vers les cellules ventilées de stockage. Evidement certains éleveurs de canards passent des contrats d’échange avec ces organismes collecteurs ce qui leur permet d’échanger leurs récoltes de maïs contre un aliment conditionné prêt à être consommé par les canards.

Mais cet aliment ne provient jamais du maïs de la récolte de l’éleveur, et pire encore dans la majorité des cas, il est complété par des farines de soja importés d’Amérique, des sojas cultivés après déforestation, en monoculture à grands coups de produits chimiques et provenant presque toujours de semences OGM.

Est ce possible de produire un foie gras certifié bio ?

La réponse est oui, c’est une question de technicité, de volonté, et d’information du consommateur. Il est possible de mettre en place un gavage naturel en forcé par l’homme, mais où le canard ou l’oie se gave de lui même parce qu’il y est incité par gourmandises. Pensons à nos réactions humaines, si nous avons devant nous des aliments très riches, chocolateries, sucreries, etc. notre instinct va nous inciter à les consommer. C’est la même chose pour les animaux, si nous leur proposons pendant une période déterminée des aliments goûteux et riches ils vont se gaver naturellement sans l’intervention forcée de l’homme. D’ailleurs cette méthode était pratiquée autrefois par les oies sauvages qui se gavaient de figues très goûteuses avant de partir pour un long voyage. Il est en conséquence possible de produire sur l’exploitation agricole des récoltes de céréales qui se récoltent sèches prêtes à être stockées, à la place du maïs qui n’a d’intérêt que les subventions de la PAC. La réponse est OUI, et il serait beaucoup plus goûteux pour les consommateurs et moins destructeur de notre planète.

En réalité dans l’assiette des consommateurs, une alimentation issue de l’agriculture biologique ne coûte pas plus cher ! Voire qu’elle revient plutôt moins cher qu’une alimentation issue de l’agriculture conventionnelle chimique. Le prix actuel qui en est plus élevé pour l’alimentation biologique n’est le résultat que d’handicaps artificiels défavorables et souvent mis en place politiquement.

Demain l’avenir est à l’agriculture biologique ; mais pourra t’elle nourrir l’humanité ?

Depuis de nombreuses années et plus particulièrement de nos jours, les tenants de l’agriculture chimique répètent et font répéter que : On sait que l’agriculture biologique ne peut pas nourrir le monde ; on sait que l’agriculture biologique a des rendements très faibles. Ces affirmations péremptoires, jamais appuyées sur autre chose qu’une intime conviction subjective, sont à considérer avec précaution tant elles s’apparentent à des discussions de comptoir de bistrots, laissant de coté ce on sait qui prétend savoir sans apporter aucune preuve.

En réalité ces affirmations sont mises à mal, par la réalité de l’agriculture biologique : si sur une même parcelle cultivée en agriculture conventionnelle chimique et plus est en monoculture depuis une dizaine d’années consécutives, il est bien clair que si l’année suivante, sur cette même terre, on y implante une culture en méthode agriculture biologique le rendement de cette première année en bio sera très minable. Si un agriculteur qui se disant en agriculture biologique continuait de cultiver comme il le faisait en agriculture conventionnelle traditionnelle et que pour respecter le cahier des charges de la certification bio, il ne ferait que supprimer les engrais chimiques, les pesticides, les désherbants chimiques, etc. C’est évident que les rendements de cet agriculteur deviendraient ridicules et minables. Passer de l’agriculture conventionnelle chimique, à l’agriculture biologique demande légalement une période de trois années dites de conversion vers la bio. C’est le cahier des charges pour être certifié BIO qui impose ces trois années, mais en réalité techniquement pour qu’une terre, qui avait été maltraitée en chimie, devienne productive en agriculture biologique, il lui faudra beaucoup plus d’années de reconversion avant d’y atteindre des rendements qui souvent sont supérieurs à ceux de l’agriculture chimique.

Pourquoi ?

Parce que l’agriculture biologique est une science très complexe qui fait vivre et enrichie la terre en combinaison avec son environnement du vivant de la flore et de la faune. A l’opposé de l’agriculture conventionnelle chimique, qui détruit ce vivant par l’utilisation de produits chimiques et les remplace par des additifs dits engrais chimiques, en fait la terre n’est plus qu’un support matraqué et mort. Pour que cette terre morte revive et voit revenir une vie de travailleurs que sont la faune et la flore qui vont l’ameublir, la fertiliser, la vitaliser, et aussi protéger les plantes des maladies, des prédateurs, et les fortifier, il faut plusieurs années pour rétablir ce métabolisme terrien vivant. Alors pour être équitable comparons les rendements d’une agriculture conventionnelle chimique à celle d’une agriculture biologique sur une terre vivante avec des méthodes scientifiques biologiques utilisant le vivant, et nous pouvons constater sur des réalités effectives vérifiées que, par exemple ont été comparés dans une même région au climat local identique, sur des terres de natures identiques, et il a été constaté qu’une culture de tournesol cultivée en agriculture biologique en Poitou Charentes, avait un rendement brut moyen à l’hectare supérieur de 12% à un hectare cultivé en agriculture conventionnelle chimique. En Agriculture Biologique, les pieds de tournesol avaient mieux prospérés avec des tiges de diamètre bien plus gros qui supportaient des têtes plus grosses et bien remplies en graines plus fermes. (D’ailleurs les plateaux cueilleurs des moissonneuses à récolter les tournesols conçues pour tournesols conventionnels n’étaient plus adaptés à la récolte de tournesol bio, car certains troncs de tournesols bio ne pouvaient pas y entrer). Aux analyses des 2 récoltes, les graines de tournesols cultivées en agriculture biologique contenaient 22% de matières nutritionnelles en plus que celles cultivées en agriculture conventionnelle chimique. Le résultat global : (soit 12% de récolte en plus + 22% de matières nutritionnelles), c’est de 34% que le rendement d’une culture de tournesol cultivé en bio est supérieur à une culture de tournesol cultivé en agriculture conventionnelle.

Evidemment toutes les cultures ne s’adaptent pas aussi bien à l’agriculture biologique que le tournesol. Mais il y en a d’autres qui se rapprochent de cette performance en agriculture biologique, ce sont : les plantes de la famille des légumineuses (féverole, fève, pois protéagineux, luzerne, lupin doux, soja, lentille, …) qui vont capter par leurs systèmes foliaires une partie de l’azote contenu dans l’air atmosphérique que nous respirons, pour l’utiliser comme nourriture pour leurs croissances, voire en stocker par des nodules dans leurs systèmes racinaux, pour enrichir la terre de cette azote gratuite et renouvelable.

En élevage laitier, un autre exemple pris encore dans la région Poitou Charentes et plus précisément en Deux Sèvres. Malheureusement cet exemple très significatif n’est pas pris pendant des années identiques, (mais à une cinquantaine d’années de différence) pourtant il mérite d’être cité pour comparer les 2 rendements laitiers que voici : Dans le département des Deux Sèvres existait une race de vaches dite La Parthenaise c’était une race très rustique qui avait trois qualités très recherchées au début du 20ème siècle, c’était ses triples performances : en productions laitières, en production de viande, et en plus (du fait de sa solide charpente) en animal de trait pour le travail de la terre. Comparons ici uniquement ses performances laitières : Evidement il faut remonter dans les 15 premières années après la dernière grande guerre (39/45) pour prendre une base de données concrètes et à l’époque il n’existait pas de certification en agriculture biologique mais tous les éleveurs de cette région en ces années travaillaient avec des méthodes similaires à l’agriculture dite bio. A l’époque les éleveurs ne craignaient pas leurs peines, ils trayaient cette vache trois fois chaque jour, les contrôles laitiers faits par certains éleveurs avaient montré qu’avec cette vache ils atteignaient des rendements moyens de plus de 20 litres de lait chaque jour, (soit environ 5700 litres de lait par an) avec des animaux qui ne mangeaient que de l’alimentation naturelle provenant des champs : Au printemps, été, et en automne, elles se nourrissaient uniquement de l’herbe en pâturant des prairies qui contenaient aussi du trèfle nain commun (une légumineuse qui complétait l’équilibre nutritionnel en matière azotée des graminées de ces prairies). En hiver, à cause du mauvais temps elles étaient nourries à l’étable avec du foin récolté sur ces mêmes prairies et sur des luzernières, complété de betteraves légumières. De nos jours cette vache rustique a été remplacée dans les élevages laitiers par une race uniquement laitière dite « la Holstein » soit disant plus performante en rendement laitier, en tout cas mieux adaptée à l’agriculture conventionnelle chimique. En effet en quantité produite, cette vache donne avec une grosse mamelle, jusqu’à 30 litres de lait chaque jour, soit 7500 litres de lait par an.

Si on s’arrête à cette remarque, on peut reconnaître que cette vache produit environ 30% de lait brut en plus que la rustique Parthenaise, mais est ce comparable ? Parlons nous du même lait, quel impact sur l’environnement, et quels sont les autres atouts de la Parthenaise ?

En effet à l’époque de la Parthenaise une laiterie coopérative, la Coopérative Laitière d’Echiré procédait déjà à l’analyse du lait et de sa composition en matières nutritionnelles. Les taux butyrique en matières grasses du lait de cette vache Parthenaise tournait autour de 60 pour mille alors que de nos jours le taux butyrique de la vache Holstein dépasse peu souvent les 35 pour mille, (voir souvent moins 32 pour 1000) soit au moins 65% de matières nutritives en plus pour le lait de la vache Parthenaise. Si on parle du rendement brut en matières nutritionnelles produites, la vache Parthenaise est plus productive d’au moins 30% (65% moins 35%). Ce résultat porte sur une période de 12 mois. Mais nous devons rapporter ce premier rendement à la vie d’un animal, et vu la rusticité de la vache Parthenaise sa durée de vie est de 15 à 18 ans, c’est à dire que elle va produire plus de douze veaux dans sa vie, ( il faut 3 ans à une génisse Parthenaise pour donner naissance à son premier veau et à sa première lactation). La vache Parthenaise va produire pendant sa vie 5700 litres de lait/an, sur 12 lactations, soit 68 400 litres de lait pendant ses quinze années de vie. Tandis que la vache Holstein, du fait de son alimentation très concentrée, va devenir une vache de réforme dès l’age moyen de 5 à 6 ans. Même s’il est vrai qu’elle est plus précoce en fécondité, il faut 2ans et demi à une génisse Holstein pour donner naissance à son premier veau, donc à sa première lactation. La vache Holstein va donc produire pendant sa vie 7500litres/an, sur 3 années de lactation que 22 500 litres de lait, soit trois fois moins qu’une vache Parthenaise. En conclusion cela se traduit par année de vie de chaque animal : Pour la Parthenaise : 68 400 L sur 15 ans de vie, cela fait une moyenne de 4 550 litres par année de vie. Pour la vache Holstein : 22 500 L sur 5ans et demi de vie, cela fait une moyenne de 4 090 litres par année de vie. Donc en production nette par année de vie de l’animal : La production laitière en quantité brute, de la vache Parthenaise dépasse de 11,4% la production laitière de la vache Holstein.

Et si alors on ramène cette production laitière en production de matières nutritives produites, c’est la vache « Parthenaise » qui est très nettement plus productive d’au moins 76,4 % (65% plus 11,4%) que la vache Holstein. Mais on ne peut pas s’arrêter à cette première synthèse, il faut parler de la qualité bactériologique et gustative de ce lait de la vache Parthenaise qui était reconnue lors des concours. Notamment concernant la qualité gustative des produits laitiers fabriqués avec ce lait. C’est ainsi que ces beurres se conservaient mieux sans ajout de sels pour augmenter sa vie, c’est ainsi que les petites unités coopératives laitières se sont fait connaître pour une qualité gustative de ses beurres et crèmes exceptionnellement gustatives, et particulièrement la petite coopérative laitière d’Echiré qui avec son beurre et crème dits d’Echiré a remporté pendant de nombreuses années les premiers prix nationaux pour son beurre au goût de noisettes, qui a été qualifié d’« excellence », ce qui a fait qu’il était reconnu et exporté jusque dans les autres pays d’Europe ( ses clients étaient les plus grands restaurants gastronomiques, y compris la reine d’Angleterre qui en achetait régulièrement, la Belgique, la suisse etc.). A toutes ses qualités gustatives et quantitatives il faut encore ajouter l’impact sur l’environnement : Les vaches Holstein pour produire du lait, doivent recevoir une alimentation très concentrée et riches en matières nutritives non produites sur l’exploitation, notamment à bases de céréales cultivées en chimique dans les plaines céréalières, complétées par des sojas à 90% OGM importés en majorité du Brésil, où sa culture se développe au dépend, de déforestations de la Forêt Amazonienne, et des cultures vivrières qui nourrissaient les populations locales qui maintenant sont sous alimentées parce que chassées de leur milieu de vie. Sans oublier que la forêt Amazonienne est le poumon de notre planète qui stocke les émissions de CO2 dans les troncs de ses arbres : Cette destruction de la forêt a un effet très néfaste sur le climat. Ces vaches Holstein qui n’ont pas les sabots aussi puissants que ceux de la Parthenaise, pour parcourir les prairies, sont parquées en nombre de plus en plus grand dans des stabulations. Ce qui fait que cumuler les effets néfastes de cette alimentation non adaptée à des ruminants, ces effets en sont très catastrophiques : tant au niveau de la couche d’ozone, car une vache Holstein, avec ce type d’alimentation rejette trois plus de gaz à effet de serre qu’une vache Parthenaise qui se promène une par hectare sur les prairies de la région. Cela a également des conséquences sur la santé de ces vaches Holstein, ce qui provoque des coûts en frais vétérinaires et médicamenteux élevés. En effet ces animaux déjà fragiles de nature sont encore plus fragilisés du fait que les bovins ont un appareil digestif adapté pour transformer des aliments grossiers comme l’herbe et le foin, donc non adaptés comme celui du porc à consommer des concentrés. On peut constater qu’en réalité les rendements laitiers de la Vache Parthenaise sont supérieurs de 79,4% à ceux de la vache Holstein ! Pourtant si les performances de la vache Holstein se limite à produire du lait, ce n’est pas le cas de vache Parthenaise qui en plus de sa performance laitière : elle donnait naissance à des veaux qui adultes fournissaient une viande extra, très goûteuse et cette vache apportait son énergie physique au travail de la terre.

Je suis convaincu qu’en production viande on peut retrouver cette même différence de productivité en faveur de l’Agriculture Biologique, si en Aquitaine on fait une comparaison entre un élevage bio de bovins viande de race Blonde d’Aquitaine nourris en prairie, avec un élevage hors sol de bovins. Mais j’attends qu’un éleveur bio de cette blonde d’Aquitaine vienne ici en faire un exposé.

Ces exemples de cultures et d’élevages démontrent que les rendements de l’agriculture conventionnelle chimique sont trompe l’œil, et que si on analyse tous les paramètres qui déterminent le rendement réel, concernant la majorité des cas de cultures ou d’élevages, c’est l’Agriculture Biologique qui a le meilleur rendement. Par contre, il est mensonger de ramener des rendements à l’hectare, quand une grande partie de l’alimentation des animaux provient de cultures produites dans une autre région, comme les céréales, et de pays lointains comme les sojas importés.Les rendements apparents à l’hectare ne prouvent rien puisque des surfaces non comptabilisées sur la ferme du lieu de production, ne sont pas comptabilisés (par ex : les céréales provenant des régions céréalières, les concentrés de soja importés, le pétrole utilisé comme énergie, les engrais et autres produits). Et puisque l’agriculture consistant à transformer de l’énergie solaire non assimilable par les humains, en énergie assimilable, ces rendements doivent être comparés avec les consommations d’énergies non renouvelables utilisées pour les produire. (Par exemple : lorsqu’un blé nécessite 100 kilos d’azote à l’hectare, il consomme 120 à 150 litres de fioul utilisés pour la fabrication de l’azote).

En Aquitaine, le bilan énergétique a été évalué par groupes d’exploitations agricoles de divers modes de production, en utilisant un outil élaboré dans ce but : le diagnostic énergétique planète. Leurs conclusions sont inquiétantes pour l’agriculture conventionnelle chimique. Les données recueillies montrent que l’efficacité énergétique des fermes biologiques est très supérieure : bovins viande 0,53 pour le conventionnel contre 1,77 en agriculture bio.

, ,

A propos de arossard

arossard@sepanso40.fr